Je suis une statue et toi tu restes de marbre. Ca m'inquiète.

Ca sent le renfermé ici. On a pas fait le ménage depuis des siècles et la poussière prend de la place dans le décor. Inspire, expire, respire. C'est difficile, mais tes poumons tiennent le choc. Les araignées ont eu le temps de construire leur empire et la lumière n'est pas entrée dans ce petit placard depuis des lustres. On débale tout, toutes les choses "au placard". Le rébus des objets en pagaille. Le musée des anciens combattants. Les choses qui ne nous servent plus et que l'on garde, sans trop savoir pourquoi. Ca ressemble à une galerie d'antiquités, à la différence que les objets n'ont pas de prix, si ce n'est le prix du meilleur habitat infesté par les archnoïdes. Le sapin en plastique qu'on a pas ressorti depuis plusieurs années, parce qu'on ne croit plus au père noël, entassé dans le coin. La grosse couverture qui n'a pas été dépliée depuis longtemps, parce qu'en France, on ne connait pas les grands froids du pôle nord. Une grosse valise dans le fond, et des sacs de voyages empilés. Le temps où l'on partait à l'autre bout du monde est loin. Très loin. Des vieilles moon boots dans une poche en plastique. On n'est jamais parti au ski de toute notre vie, et pourtant. Et puis maintenant, c'est trop tard, parce que la neige, il n'y en aura plus. La vieille moquette de ma chambre. Elle a perdu de ses couleurs et les achariens doivent être encore plus nombreux qu'à l'époque.
Tout ce tas de vieilleries que l'on pourrait comparer à un tas de pourriture destinée à la déchetterie n'ont pas de valeur monétaire, non, mais une âme. Du vécu. Et c'est frustrant de se dire que l'on est obligé de trier tout ce qui est vêtuste pour laisser place a tout ce qui est nouveau. L'obsolète n'a pourtant rien à envier aux nouvelles technologies. Vieilli, défraîchi, vieillot, désuet, dépassé, démodé, archaïque, antique, caduc, usé, fatigué, avis aux amateurs! Une âme charitable ne vous emmène pas encore à la ben, vous restez "au placard". Jusqu'à temps que l'on vous remplace par la nouveauté révolue, et ne vous détrompez pas, vous terminerez bel et bien au fond d'une vieille poubelle.
# Posté le mercredi 30 avril 2008 11:48
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 07:57

Petite note.

Tu crois que ca tiendra en haleine mes milliers de visiteurs?
Je te l'ai dit, je vais gribouiller, raturer, recommencer, mille fois s'il le faut, mais j'essayerai. Moi pas peur, moi aventurière, je me lance.
En fait il n'y a pas besoin de sujet. De toute facon, la vie n'a pas de sujet. Le sujet ca aurait pu être toi, mais dans la vie tout est mélangé. En fait, ca sera du toi, du moi, du nous, du eux. Je, tu, nous, ils, on. J'ai malheuresement toujours trouvé les pronoms personnels impersonnels. Ils sont banals, plats, sans originalité. On les utilise tous les jours, et au final, on ne sait même plus de qui ont parle. Ils n'appartiennent à personne. Ils ne savent même pas qui est le tu. Le toi. Toi, toi, mon toi, toi, toi, mon tout, mon toi. Le toi du nous, le je du nous. Nous, contre eux. Nous, contre le monde entier. Comme des pourfendeurs de l'humanité. Les sauveurs de notre terre. Les saveurs de notre planète. Tu et je, on pimente le tableau. On donne un goût poivré au chocolat chaud, un peu de sel à la chantilly.
Le mordant à la pièce en quelques actes. Le premier, un peu trop dépassé. Enfouie au fond de ma petite tête. Tout ca me rend nostalergique. Les cheveux courts, les t-shirt vert fluo, en fait je préfère ne pas y penser. Comme si tout n'était que de la poussière, du sable, des cendres, et dieu sais que les poussières me donnent de l'asthme. Khof-ventoline-khof. Et si on passait du deuxième acte?
Lui n'a rien d'impersonnel. Non, il est unique. Et celui là restera sûrement dans ma tête. Encore plus de style que le premier, peut être un peu moins comique, un brin mélodramatique. Il est innachevé, il reste encore quelques scènes à écrire. J'espère que les gens applaudiront à la fin. Et cette fin, j'espère que tu et je la vivront ensemble, au 4eme acte peut être. Ce que je veux, c'est que nous allions jusqu'au bout de la pièce, comme si nous en étions les principaux acteurs, et que, glorieux, nous finissions notre carrière dans le plus beau des théâtres de Paris, sur un dièse, et non sur un bémol. Comme si on amassait tout ces morceaux sans liens, pour en faire une histoire presque sans fin. Une pièce aussi longue que le temps que je viens de mettre à pondre cet article.
# Posté le jeudi 10 avril 2008 14:30
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 07:58

Qui m'achète un appareil? Des volontaires?

# Posté le mercredi 02 avril 2008 11:28
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 08:02

Expo avec Alice et Lucile à partir de Mercredi aux Cordeliers.

En attendant séance avec Camille parce que ca fait longtemps et Alice dans maison inhabitée?

(J'ai fait le ménage de printemps. Des photos que je n'aime plus, une histoire inachevée, des mots qui ne me ressemblent plus. Je garde tout ca hors ligne, en souvenir.)
# Posté le mardi 18 mars 2008 15:46
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 08:03

Toujours mieux.

"Vous n'avez pas les os en verre, vous pouvez vous cogner à la vie."
Amelie Poulin.

..Ne t'en fais pas, pour moi c'était un combat perdu d'avance, mais pas pour toi. L'enveloppe est partie à toute vitesse. Un peu comme quand tu arrives sur le quai, le train est déja parti, sans que tu puisses le rattraper. Il est parti, elle a filé. Pause. 14h14. Quelqu'un pense à moi tu crois? La carte postale à l'intérieur est partie. Envolée. Déchirée. Pliée. Jetée. Absorbée. Dénuée de sens. Les mots à l'interieur ne veulent plus rien dire. Effacés. Gommés. Rééfacés. Il ne reste plus que l'illustration.
..Réécrit. C'est mauvais. C'est mal écrit. Ca manque de style. Tu sais, j'ai jamais compris pourquoi on disait pronom personnel quand ca concernait plusieurs personne. Vous, nous, ils. C'est impersonnel. C'est l'image qui compte, la leur. Les yeux des autres. Et si moi je n'ai pas les mêmes yeux? Si je vois ca d'un autre oeil? Mes lunettes sont cassées.
..Je n'arrive plus à voir à travers l'enveloppe. Je n'essaye même plus de l'ouvrir. Je ne vois pas à travers, mais je sais pourtant ce qu'il y a à l'intérieur. Je sais que les mots n'ont plus le même sens qu'avant. L'illustration reste, se renforce, de plus en plus. Et les mots s'effacent pour laisser place à leur meilleure ennemie.
..Tu sais, l'illustration compte pour moi, sauf quand elle ne veut plus rien dire. Tu sais, j'ai toujours aimé capturer le moment présent, le naturel. Mon objectif se tourne, il se retourne, pose. Pause. Stop. J'aurai préféré un sourire non forcé.
# Posté le mercredi 05 mars 2008 15:58
Modifié le dimanche 09 novembre 2008 08:04