Tu crois que ca tiendra en haleine mes milliers de visiteurs?
Je te l'ai dit, je vais gribouiller, raturer, recommencer, mille fois s'il le faut, mais j'essayerai. Moi pas peur, moi aventurière, je me lance.
En fait il n'y a pas besoin de sujet. De toute facon, la vie n'a pas de sujet. Le sujet ca aurait pu être toi, mais dans la vie tout est mélangé. En fait, ca sera du toi, du moi, du nous, du eux. Je, tu, nous, ils, on. J'ai malheuresement toujours trouvé les pronoms personnels impersonnels. Ils sont banals, plats, sans originalité. On les utilise tous les jours, et au final, on ne sait même plus de qui ont parle. Ils n'appartiennent à personne. Ils ne savent même pas qui est le tu. Le toi. Toi, toi, mon toi, toi, toi, mon tout, mon toi. Le toi du nous, le je du nous. Nous, contre eux. Nous, contre le monde entier. Comme des pourfendeurs de l'humanité. Les sauveurs de notre terre. Les saveurs de notre planète. Tu et je, on pimente le tableau. On donne un goût poivré au chocolat chaud, un peu de sel à la chantilly.
Le mordant à la pièce en quelques actes. Le premier, un peu trop dépassé. Enfouie au fond de ma petite tête. Tout ca me rend nostalergique. Les cheveux courts, les t-shirt vert fluo, en fait je préfère ne pas y penser. Comme si tout n'était que de la poussière, du sable, des cendres, et dieu sais que les poussières me donnent de l'asthme. Khof-ventoline-khof. Et si on passait du deuxième acte?
Lui n'a rien d'impersonnel. Non, il est unique. Et celui là restera sûrement dans ma tête. Encore plus de style que le premier, peut être un peu moins comique, un brin mélodramatique. Il est innachevé, il reste encore quelques scènes à écrire. J'espère que les gens applaudiront à la fin. Et cette fin, j'espère que tu et je la vivront ensemble, au 4eme acte peut être. Ce que je veux, c'est que nous allions jusqu'au bout de la pièce, comme si nous en étions les principaux acteurs, et que, glorieux, nous finissions notre carrière dans le plus beau des théâtres de Paris, sur un dièse, et non sur un bémol. Comme si on amassait tout ces morceaux sans liens, pour en faire une histoire presque sans fin. Une pièce aussi longue que le temps que je viens de mettre à pondre cet article.